Une marche au hasard sur l’avenue Pennsylvania

La corrélation est une mesure statistique (exprimée par un nombre) qui décrit l’ampleur et la tendance d’une relation entre au moins deux variables. Cependant, une corrélation entre des variables ne signifie pas automatiquement que la variation d’une variable est la cause de la variation de la valeur de l’autre variable.

En revanche, la causalité indique qu’un événement est la conséquence d’un autre. Il existe une relation de cause à effet entre les deux événements.

En termes simples, qu’est-ce que cela signifie? Chaque fois que je regarde mon équipe de hockey préférée, les Canadiens de Montréal, disputer un match, je crois que si je porte leur chandail, ils vont gagner. Bien que je pense ainsi aider mon équipe à gagner, ce n’est manifestement pas le cas. Peu importe la fréquence à laquelle cela se produit, le fait que je porte leur chandail n’a rien à voir avec le résultat de la partie. Bien qu’il y ait une corrélation, il n’y a pas de lien de causalité.

Je ne sais pas quel sujet est le plus débattu dans les milieux financiers : qui gagnera les élections américaines ou quel type d’influence un candidat exercera sur les marchés. D’autre part, on parle beaucoup du rendement du marché au cours de l’année où les élections ont lieu.

Cela dit, ignorons les programmes et les personnalités pour considérer l’effet, coïncident ou autre, qu’une élection présidentielle a sur les actions américaines.

Nous nous sommes servi des rendements annuels (dividendes compris) de l’indice S&P 500 depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1945, le marché boursier a toujours eu un candidat préféré dans chaque parti. En moyenne, le rendement total de l’indice S&P 500 s’est établi à 14,86 % quand le président était démocrate et à 10,01 % quand un président républicain était au pouvoir. En moyenne, le rendement a été de 12,37 % de 1945 à 2015. Les républicains ont malheureusement été à la tête de l’État au cours de six des années ayant enregistré les pires rendements. Ces résultats sont peut-être la conséquence de politiques précises, mais il est plus probable qu’ils soient attribuables au contexte fondamental, et, en conséquence, qu’il s’agisse plus d’une coïncidence que d’une cause à effet.

« Je sais très bien comment les gens peuvent confondre corrélation et causalité. »

~Tim Ferriss

Par ailleurs, les marchés sont moins dynamiques les années d’élections. Pendant les années d’élections présidentielles, l’indice S&P 500 affichait un rendement moyen de 9,95 %, dividendes compris. Les résultats étaient bien meilleurs dans les années d’élections présidentielles pour un second mandat par rapport à celles prévoyant l’élection d’un nouveau président, le rendement moyen de l’indice S&P 500 s’établissant à 14,30 % dans le premier cas et à 4,50 % dans le deuxième.

Les données sur le rendement du marché boursier supérieur à la moyenne pour la dernière année d’un premier mandat sont peut-être la raison pour laquelle le président en fonction est presque toujours réélu. Depuis 1945, seuls deux présidents (à l’exception de Lyndon B. Johnson et de Gérald Ford) n’ont pas été réélus pour un deuxième mandat de quatre ans.

Le faible rendement du marché boursier au cours de la dernière année du deuxième mandat peut aussi suggérer qu’il devient plus difficile pour le parti au pouvoir de remporter un troisième mandat consécutif. Il n’est donc pas surprenant de constater que depuis 1945, un seul parti politique a occupé la Maison-Blanche pendant trois mandats consécutifs (les républicains entre 1981 et 1992 quand George Bush Senior a succédé à Ronald Reagan à titre de Président des États-Unis). Il faut dire que les années 2000 et 2008, pendant lesquelles l’indice S&P 500 a affiché des rendements de -9,03 % et -36,55 % respectivement, ont coïncidé toutes les deux avec la dernière année du second mandat d’un président, ce qui a peut-être empiré les choses. Depuis 1945, cela ne s’est produit qu’à six reprises – le président a été inéligible à un autre mandat parce qu’il avait mené à terme le maximum de deux mandats.

Dans la première année du mandat d’un président, les marchés boursiers favorisent le parti politique du candidat au pouvoir de préférence à un changement à la Maison-Blanche. Si le parti en place conserve le pouvoir, l’indice S&P 500 affiche un rendement moyen de 15,41 % la première année du nouveau mandat. Lorsque le parti change, le rendement moyen de l’indice S&P 500 pour la première année du mandat tombe à 5,72 %. Toutefois, lorsqu’on considère les quatre années du mandat, les rendements sont pratiquement les mêmes, peu importe le parti au pouvoir, soit 12,68 % et 12,35 %. Bref, la première année qui suit un changement de parti est la pire des quatre. Et toujours sans égard au parti au pouvoir, la troisième année est la meilleure sur le plan du rendement moyen de l’indice S&P 500 puisqu’il s’établit alors à 19,08 %.

Nous tenons à souligner cependant que bien qu’il soit intéressant de débattre de la réaction que pourraient avoir les marchés selon différents scénarios politiques, tout cela n’est que pure spéculation pour l’instant. Nous pourrions aussi discuter de ce qui influence le rendement du marché et déterminer si la politique joue un rôle. Parfois, c’est vraiment une coïncidence.

Les données historiques semblent indiquer que le rendement du marché boursier en 2020 serait supérieur à la moyenne. Toutefois, ultimement, le rendement cette année sera encore une fois déterminé d’après les mêmes trois facteurs qui ont influencé les résultats des années passées, c’est-à-dire le rendement en dividendes, les fluctuations du ratio cours-bénéfice et la croissance des bénéfices. Comme toujours, nous encourageons les investisseurs de se concentrer sur les données fondamentales et à ignorer les coïncidences.

L’augmentation des taux d’intérêt entraîne généralement la diminution des cours obligataires. Plus la durée moyenne des obligations détenues dans un fonds est longue, plus le fonds risque d’être sensible aux fluctuations des taux d’intérêt. Le rendement d’un fonds fluctue en fonction de la variation des taux d’intérêt.

Le risque de change s’entend du risque que la fluctuation des taux de change ait un effet négatif sur la valeur des placements détenus dans un fonds.

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Philip Petursson

Philip Petursson, 

Stratège en chef des placements, Gestion de placements Manuvie

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Kevin Headland

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Macan Nia

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